Brèves – décembre 2020

Découvrez ici quelques faits marquants de décembre 2020, sélectionnés par l’OFBS.


Le programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen fête ses 30 ans

Le programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen a réuni près de 400 opérateurs historiques et nouveaux, représentants des autorités de gestion, et représentants européens, pour souffler ses trente bougies lors d’une fête d’anniversaire qui s’est tenue par visioconférence ce 1er décembre. Cela a notamment été l’occasion pour plusieurs opérateurs pionniers du programme de coopération transfrontalière franco-belge de revenir sur les débuts de celui-ci et sur son évolution au cours des cinq dernières programmations.

Cet anniversaire a également permis à la Commission européenne et aux représentants politiques des autorités partenaires du programme de présenter les défis actuels ainsi que ceux à venir pour la sixième programmation (2021-2027). Parmi les objectifs, nous retiendrons ceux-ci : instaurer un dialogue ville/campagne, dépasser les obstacles identifiés dans les précédentes programmations pour favoriser le développement de véritables services transfrontaliers en matière d’emploi, de santé, et de transports, et simplifier les règles des projets afin d’attirer de nouveaux opérateurs. Lors de la programmation 2014-2020, ce sont 230 projets (dont 72 micro-projets) qui ont été retenus suite aux quatre appels à projets, pour un montant total de près de 322 millions d’euros d’engagement, avec un apport FEDER de plus de 166 millions d’euros.


Signature de la Convention binationale d’assistance mutuelle Ardennes – Province de Namur

Ce 1er décembre 2020, le Préfet du Département des Ardennes, le Gouverneur de la Province de Namur, le Président du Conseil d’Administration du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) des Ardennes, et le Président de la Zone de Secours Dinaphi, ont signé une Convention binationale d’assistance mutuelle entre le département des Ardennes et la Province de Namur. Cette convention engage une démarche d’assistance mutuelle entre le SDIS des Ardennes et la zone de secours Dinaphi et en fixe les conditions.

Dans les faits, un schéma d’intervention est mis en place, qui permet de relayer un appel de secours vers le pays voisin si cela offre une intervention plus rapide. Cela ne concerne que les interventions courantes transfrontalières, une procédure existant déjà pour les catastrophes et accidents graves. Au total, cette convention couvre neuf communes belges (Beauraing, Couvin, Dinant, Doisches, Gedinne, Hastière, Houyet, Viroinval, Vresse-sur-Semois) et treize communes françaises (Aubrives, Charnois, Chooz, Foisches, Fromelennes, Ham-sur-Meuse, Hargnies, Hierges, Givet, Gué D’Hossus, Landrichamps, Rancennes).

La convention s’inscrit dans le projet ALARM développé dans le cadre du programme INTERREG France-Wallonie-Vlaanderen V. Il s’agit ici de la première étape d’un dispositif qui reste encore à développer sur toute la frontière.


Renforcement de la coopération transfrontalière en Grande Région sur fond de pandémie Covid-19

Lors de la Conférence ministérielle sectorielle Santé de la Grande Région qui s’est tenue par visioconférence ce 11 décembre 2020, les Ministres et responsables politiques en charge de la Santé du Luxembourg, de la Belgique (Wallonie et Communauté germanophone), du Grand Est et de la Rhénanie-Palatinat, ont présenté la déclaration d’intention « Planifier une action coordonnée en cas de pandémies et renforcer les soins médicaux en Grande Région ».

Cette déclaration développe les objectifs et mesures proposés par les partenaires concernant : les protocoles sanitaires, les mesures de mise en quarantaine, les stratégies de vaccination, les capacités de dépistage, la libre circulation des patients sans obstacle administratif ni financier, la prise en charge transfrontalière de patients, le secours d’urgence, l’échange et le soutien matériel et humain le maintien de la main d’œuvre qualifié, formation initiale et continue et la prévention.


Les personnes atteintes de maladies rares ont trois fois plus de coûts à leur charge

Les patients souffrant d’une maladie rare ont de plus grands besoins en soins de santé pour des coûts dix fois plus élevés que le belge moyen. C’est ce qui ressort d’une première étude sur la prévalence, les coûts et la consommation de soins des patients atteints de maladies rares réalisée par la Mutualité chrétienne, Solidaris et les Mutualités libres suite à la collaboration menée dans le cadre du projet EMRaDi – Euregio Meuse-Rhine Rare Diseases. La sécurité sociale belge couvre heureusement une partie de ces coûts, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires pour garantir l’accès et l’accessibilité financière des soins à ces patients.

Le projet EMRaDi – Euregio Meuse-Rhine Rare Diseases a été mené entre 2016 et 2020 dans le cadre du programme INTERREG V-A Euregio Meuse-Rhin de l’Union européenne et soutenu financièrement par le Fonds européen de développement régional (FEDER). Ce projet était une coopération transfrontalière entre des organismes assureurs, des hôpitaux universitaires, des associations de patients et une université de l’Euregio Meuse-Rhin (Limbourg belge et néerlandais, Liège, communauté germanophone, région d’Aix-la-Chapelle) dans le but d’améliorer l’accompagnement des patients atteints de maladies rares (et de leurs familles).


Crédits photos : Cérémonie des 30 ans d’Interreg © Jérôme Van Belle – Wallonie-Bruxelles International | Conférence ministérielle sectorielle santé de la Grande Région © Pressestelle MSGFF